Photographie : Philippe Pécher
Quatre propositions sont faites à toutes celles et ceux (associations ou groupement photographiques) qui souhaiteraient ouvrir leur audience à quelques réflexions autour de la photographie. Ces moments sont prétextes à susciter un regard critique sur la production photographique, passée ou contemporaine, sur la diversité des usages et des pratiques du médium…
Ces thèmes de conférences-débats sont « prêts à servir » (compter une heure pour la présentation liminaire largement illustrée et ad libitum pour le débat), mais heureusement, rien n’interdit de se pencher sur d’autres sujets qui pourraient intéresser les uns ou les autres. Pour plus de renseignements, ou des suggestions, utilisez sans modération le formulaire de contact.
Pourquoi la photographie de rue ? À partir, entre autres, des photographies de Charlie Abad (et particulièrement de la série « Regards à musée »), on s’intéresse au rôle de la photographie de rue dans notre perception et l’histoire de la photographie. Du « véhiculaire » au vernaculaire, du moyen asynchrone de communication au statut d’œuvre d’art, on sillonne ici la rue-objet photographique, pour qu’émergent les enjeux de cette pratique toujours contemporaine et sa contribution à l’élaboration et à l’évolution des théories de la photographie.
Défense de voir, ou défense d’y croire ? Photographie, fiction et mondes possibles. Alors que toute l’histoire du médium photographique, de ses usages et de ses réceptions, nous encourage à explorer transversalement la discipline, on projette ici d’interroger (avec une grande modestie) l’antagonisme texte-photographie dans une double espérance : mieux comprendre la prépondérance de l’aspect fictionnel de la photographie « faite », et mesurer l’impact de celle-ci à l’aune de la théorie littéraire des « mondes possibles ».
Du Pictorialisme à la Straight Photography. Au travers de quelques textes fondateurs et d’images entrés dans l’histoire du médium, on rappelle le rôle prédominant de quelques fortes personnalités qui, à la charnière du XIXe et du XXe siècle, font prendre à la photographie un virage déterminant. Du Pictorialisme triomphant à la photographie honnête parfois moralisatrice, on tente d’élucider les ambitions esthétiques qui vont soutenir les principaux courants modernes de la photographie.
État(s) de la photographie au XXIe siècle : du selfie à la contre-culture. Deux siècles après ses balbutiements, la photographie découvre ce que l’on nomme « intelligence artificielle », alors que la photographie argentique se réinstalle puissamment dans les pratiques amateurs et artistiques. Au travers de l’histoire récente du médium au cours des quarante dernières années, on cherchera ici à identifier les ressorts profonds de ce qu’il advient désormais de l’image photographique : praxis ou poiésis, comment « photographier » demeure-t-il un marqueur social et politique ?